dimanche 22 juillet 2007

Intention et vérité

Je livre ici une simple idée, qu'il me faudra sans doute développer et remettre en question par la suite, mais que je formulerai comme suit pour l'instant :

Il manque à la part majeure de l'humanité, et je m'y inclus, une discipline intérieure qui lui permettrait, au moment de poser un acte ou d'émettre un jugement, de faire une sorte de retour en soi-même qui comprendrait les moments suivants (dans le désordre ou dans le bon ordre, je ne sais pas):

- prendre conscience du trouble qui nous pousse à agir ou à penser telle chose, et du fait que cet acte est le signe d'un trouble réel ;
- s'efforcer de se tenir sur le sommet de soi-même, à la lisière entre soi et le monde, et laisser mûrir la vision d'ensemble qui s'impose ;
- revenir au coeur de l'intention qui initia la réaction qu'on a perçu en soi, et formuler d'abord cette intention avant toute chose ;
- revenir constamment à cette intention, afin de mieux pouvoir l'affiner, la travailler, en comprendre les ressorts, en dénouer les noeuds.

Ainsi en tous cas de toute pensée ou de tout acte de révolte, d'indignation, de peur, etc...

En ce qui me concerne, même si je suis fatigué, je dirais en me prêtant une première fois à l'exercice :

Je voudrais parvenir à la fusion, l'union et l'harmonie entre ma personne, ses diverses instances d'une part, et le monde et ses diverses instances d'autre part, avec pour souci d'épouser ce qui le fait, et de l'harmoniser dans la mesure du possible à son tour ; je voudrais cesser de souffrir et permettre que les souffrants s'apaisent et guérissent.

Je me permets d'énoncer ce désir premier intérieur très général et flou dans la perspective de mieux pouvoir le développer par la suite, en déceler tous les contours et détours, en questionner l'utilité, la légitimité, la faisabilité, etc...

Voilà tout ce que je peux dire à ce propos pour l'heure...

3 commentaires:

Rachid Z a dit…

C'est déjà pas mal, je trouve, comme programme !

Unknown a dit…

" En fin d'après-midi, le voile se leva enfin. Dire oui à sa naissance était la seule manière de dire oui à l'amour humain. N'étais-je pas encore prisonnière du fameux traumatisme de la naissance, de l'humiliation d'une violence subie ? Je n'ai pas demandé à naître, dit-on, à être jaune, blanc, noir, ou juif, allemand ou arabe... Le oui à l'existence marque la fin du combat contre le sentiment d'injustice. FIN DE LA PLAINTE aussi. Personne à accuser de ces limites, de ces manques : enchaînement causal, leçons à apprendre, occasions, opportunités. CHOIX. En amont, en aval, à tout instant des choix qui orientent le cours de notre voyage d'âme. RESPONSSABILITE TOTALE de notre histoire personnelle : fin de la violence contre soi et les autres.

L'ORIGINE DE LA VIOLANCE N'EST AUTRE QUE LA HAINE DE L'ORIGINE.

(...) Oui à ma naissance, hologramme de l'origine. Oui au monde et à mon avenir incertain ici-bas. En cet instant, ma "chute " en incarnation se transforma en aventure, la fatalité dualiste en bénédiction. La colère contre Dieu, contre la vie et sa solitude ontologique se dissipa tels des nuages dans un ciel redevenu bleu. La fatalité du naître s'était transformé en événement. De ce jour, je n'étais plus une victime contrainte à l'existence. Mon passé s'en éclairait autrement. Si j'avais subi certains faits, c'est que je ne leur avais pas encore donné le sens qui les élèverait au rang d'événements : CE A PARTIR DE QUOI NOTRE MONDE SE CONFIGURE ET NOTRE AVENTURE SE DECIDE."

Arouna Lipschitz - "La voie de l'amoureux" savoir aimer plutôt que de rêver d'amour - éd. Pocket

Et nous renaîtrons enfin...

Bien à toi - Abdel'Illah

rouge a dit…

Merci, Abdel et Rachid pour vos commentaires!... J'essayerai d'être plus rapide la prochaine fois à réagir... Faut dire que je ne m'imaginais pas lu...